الجمعة، أكتوبر 20

الاخبار العاجلة لاكتشاف الصحافية الاداعية ازدهار فصيح ان الجزائري يستخرج اول اوراق حياته من البلدية واخر اوراق خياته من البلدية بعد رحيله الى الجنة الخالدة في المقبرة الجزائرية ويدكر ان الجزائري يعرف البلدية اثناء اخراج شهادة ميلاده وعائلته تتدكر البلدية دقائق بعد رحيله ويدكر ان مقابر الجزائر ترفض دفن الموتي الا بعد احضار شهادة الوفاة الرسمية والاسباب مجهولة

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ويدكر  ان عبارة الانتخابات  الاقليمية اثارث غضب الصحافية  الاداعية  ازدهار فصيح على المباشر ومن غريب الصدف  ان ضيوف اداعة قسنطينة  يستغلون مرورهم  االاعلامي في  حصص اداعة قسنطينة لتخقيق  مصالخ وصفقات  تجارية شخصية وشر البلية مايبكي
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Le beylek

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le 17.10.17 | 12h00 Réagissez

L’huile et le beurre sont des matières nobles chez nous, comme l’expresso qui est servi dans nos flamboyants cafés, propres, lumineux avec des toilettes d’une hygiène à vous couper le souffle.

L’expresso donc, disais-je, est toujours servi avec trois tubes de sucre et si vous en rendez deux, le serveur vous regarde bizarrement. En fait, ce geste n’est pas compréhensible dans un pays comme le nôtre où la consommation des produits de première nécessité est un droit, un acquis, cela vient de la culture du beylek.
C’est une culture qui se définit comme : je fais ce que veux, quand je veux, où je veux. Et tout ce qui appartient à la collectivité m’appartient.
Durant des années après l’indépendance, tout ce qui relevait du domaine des biens de l’Etat algérien naissant était désigné sous le vocable de «beylek». Dans l’esprit du citoyen, historiquement non accoutumé avec la notion moderne de l’Etat, ce vocable signifiait plutôt des espaces libres sur lesquels tout un chacun croyait s’accorder un droit personnel d’exploitation, d’appropriation et même de désaffection. L’attitude est pour le moins assez étrange, n’est-ce pas ?
L’idée a nettement évolué vers un sens très symptomatique de la déconsidération des espaces étatiques (routes, places publiques, espaces verts, terrains vagues, etc.). Même les lieux directement collectifs, relevant des copropriétés (habitations, cages d’escalier, placettes des cités et autres parkings) ne sont pas épargnés.
On sait travailler et améliorer les choses nous les Algériens dans le sens du beylek. Prenez, moi par exemple, algérien lambda produit type de nos 55 années d’indépendance : je marche comme je veux, sur les routes, ruelles, autoroutes, ronds-points. Je conduis comme je veux sur les trottoirs, sur les platanes, sur les voies de secours. Je construis comme je veux : quand j’ai eu un terrain communal en troisième main de 250 m2, j’ai construit trois étages sur les 250 m2 tout en béton ! Chaque étage pour un enfant. Sauf que le premier est au Canada, le deuxième en France et ma fille vit actuellement en Turquie.
J’ai construit les trois étages avec une architecture design que l’on nomme «La PDG» : piliers, dalles, garages avec terrasses où les piliers sont en «starting block» pour l’étage suivant ! Un ou deux piliers sont recouverts d’une roue de voiture. Pourquoi une roue sur des piliers, me diriez-vous ? Eh bien, c’est pour le mauvais œil ! Et la roue représente le chiffre 5 en arabe (en fait, ce sont les chiffres indiens évidemment), que l’on doit lire «Khamsa (Cinq) dans vos yeux ya el hassadine !»
Et, comme je suis généreux, la largeur de mes balcons fait la largeur du trottoir, ceci pour, bien sûr, protéger les passants de la pluie et de tout ovni qui tomberait du ciel. J’ai poussé ma générosité jusqu’à héberger le poteau d’électricité dans mes balcons. Pour info, je n’ai reçu aucune reconnaissance de la part de la mairie… mais je ne suis pas à ça près. A propos de mon architecture design «PDG», je regrette que nous ne l’ayons pas exportée à l’étranger. Ah oui, j’allais oublier, le rez-de-chaussée est fini (carrelage, porte, garage, peinture, enseigne lumineuse) car je loue à des commerçants.
Le premier fait dans l’import-import pour tout ce qui est de l’électroménager et ses produits sont étalés sur le trottoir : comme ça, le passant fait du lèche-trottoir, c’est plus sympa que le lèche-vitrine. Le deuxième est spécialisé en pizzas et poulets rôtis. La rôtisserie est sur le trottoir, ce qui facilite le service : d’une part, on sert le client vite fait bien fait et, d’autre part, c’est plus facile pour déverser l’huile de friture sur la rigole du trottoir. En somme, le trottoir est une propriété individuelle, c’est le beylek et tout ce qui est beylek est à nous, non ? Le troisième est un «vulcanisateur». Le quatrième garage est à louer, donc avis aux amateurs.
Et tout ce qui est au-dessus du rez-de-chaussée est fait en brique rouge et en parpaing, donc non imposable… C’est comme ça le beylek. En gros, si la façade est non terminée, alors pas d’imposition par le fisc algérien et, cela, pour l’éternité. Toujours le beylek. Ce qui explique le paysage actuel dans les rues de nos agglomérations suburbaines et rurales…
Je vends comme je veux, je salis comme je veux. Par exemple, quand je vais à la plage en famille, pour le déjeuner j’emmène une pastèque striée bien de chez nous, six baguettes de pain (nous sommes 4), quatre boîtes de vache qui rigole, des olives, de la mortadelle et de la gazouze.
En fin de journée, je suis obligé de laisser les restes sur place avec, des fois les couches du bébé. Il faut bien que le bébé soit propre, sinon il va pleurer toute la journée ! Est-ce que la mairie va faire son boulot de nettoyage de la plage derrière moi ? Je n’en sais rien, ce n’est pas mon problème ! C’est la responsabilité du beylek, non ?
Je travaille comme je veux aussi. Je préfère évidemment tenir le «heyt», le mur, ou être «manager» d’une table de cigarettes. Je suis reconnaissable de loin à mes lunettes Ray Ban et mes baskets Nike avec une cigarette et un café dans une petite tasse en carton. Je commence toujours mon travaille vers 11h. Au fait, je suis dans le business du service. Manager de stationnement des voitures dans mon quartier et dans toutes les villes du Tell, de l’Atlas et du Sahara.
Des fois, je sous-traite une ou deux ruelles à des collaborateurs fidèles.
Je suis manager du change en parallèle aussi. Un «banquiste» si vous voulez, un «trader» quoi ! C’est juste qu’au lieu d’être à la «City» ou à «Wall Street», je suis installé à la place du square de Port Saïd et des fois à Salembier ou à M’dina J’dida à Oran. Avec la particularité que je ne paie ni ma place, ni aucune taxe sur la plus-value.
Il faut dire que je ne fais pas de bruit, car j’utilise l’application «Sotra-Lisation», c’est plus efficace que la digitalisation ! Suivez mon raisonnement : avec la digitalisation, on a besoin d’un identifiant, d’un password et d’une adresse IP. Alors qu’avec la «Sotra-Lisation», c’est rapide, efficace, papier zéro, donc très environnemental, et très intime, les échanges se font dans la discrétion, ce qui répond à notre culture et nos traditions de la «Sotra». Et chez nous, la «Sotra» c’est important, elle protège de l’œil et évite de faire envier ceux qui n’ont pas grand-chose...
N’oublions pas qu’avec la digitalisation, tout est «ouvert». On «voit» tes transactions numériques et on sait tout sur toi : qui, quoi, comment, quand, où, c’est vraiment du voyeurisme ! Hchouma ! Je peux dire aussi que je suis LA «solution» monétaire pour les émigrés, les hadjis, les expatriés étrangers chez nous. J’aime bien faire du business avec les expatriés et nos compatriotes du pays qui passent leurs vacances en Tunisie. Je dois dire que je n’ai toujours pas compris pourquoi ils veulent tous passer leurs vacances en Tunisie, alors que notre pays est si grand, si beau, avec des plages et des hôtels de standing ! Quelle énigme !
A bien y regarder, je devrais recevoir une médaille pour service rendu à la société, vous ne trouvez pas ? Je suis aussi manager import-import, manager d’un bazar à El Hamiz ou M’dina J’dida, manager des plages. J’adore ce job. C’est-à-dire je prends possession d’une portion de la plage publique. Autant que je veux, sur tout notre littoral. Sauf, bien sûr, dans les principautés de Moretti et Club des Pins. Mais bientôt j’aurai une licence d’installation !
Croyez-moi, je suis très bon dans ce genre de «job». Un pro. Mes clients sur les plages ou dans les ruelles algériennes paient sans discussion et gare à celui qui ne paie pas, j’ai le «matrague». Mes tarifs sont compétitifs : la chaise, je la cède 250 DA, la table je l’octroie à 800 DA et le parasol nssadkou à 500 DA. La journée revient à 2000 DA…
Ce n’est pas cher, et ça me rapporte gros. Surtout que je n’ai rien payé pour m’accaparer la plage. Je fais mieux que le fisc qui peine à faire payer les contribuables que nous sommes, et je suis bien placé pour témoigner que ma contribution au Trésor public, si contribution il y a, n’a rien à voir avec ce que j’ai «net in the pocket». Je suis toujours présent et entreprenant à chaque saison estivale, et ce, malgré les notifications du ministère de l’Intérieur depuis plusieurs années maintenant. Je suis fort, il faut l’avouer.
Ces jobs me permettent toujours d’avoir du cash, et comme on dit : «cash is the king». Donc, je paie toujours en cash même quand j’achète voitures, appartements, magasins, livres… non, pas de livres, ça ne rapporte rien et c’est ennuyeux… Carte de crédit ? Je ne connais pas. En plus, ce n’est pas de ma faute, il n’y a pas d’endroit où elle est acceptée et c’est normal car nous tous on a le même «business model» !
Même le secteur étatique fait comme nous, y compris les institutions publiques.
On paie en cash dans les consulats algériens en France. Les demandeurs de visa paient en cash. Les chèques ne sont pas acceptés ou suspects. Un compte bancaire ? Oui, j’en ai un… en devise, mais c’est pour le visa. Dans mon entourage, il y en a qui ont un compte CCP : les retraités et les fonctionnaires.
C’est-à-dire ceux que l’on voit à chaque fin du mois s’agglutiner devant les bureaux de poste pour retirer leur maigre cash. Dire que moi j’ai du cash dans le coffre de ma voiture, à la maison, dans ma chkara... Si ce comportement vous paraît un peu, comment dire… non conventionnel, n’oubliez pas que je suis indépendant depuis 1962, donc tout est à moi ! Et je cultive à ce sujet une jalousie maladive.
Et, si par hasard x ou y s’avise de… honnêtement, je ne conseille pas à un étranger de se mêler de nos affaires internes, c’est tout de suite la révolution et, en termes de révolution, nous Algériens sommes des pros. Je suis donc le meilleur au monde et un exemple en termes de management de services à la personne. Bien sûr, il y a des jaloux, mais les chiens aboient et la caravane passe ; la preuve, cela fait des décennies que j’occupe les lieux. Mais attention, je râle, je saccage, je bloque l’autoroute si le sucre augmente !
Feu le président Houari Boumediène — qui n’était pas le dernier à savoir caresser dans le sens du poil le populisme à fleur de peau des Algériens — avait eu, en 1977, devant des cadres de l’UGTA, un discours étrange à l’époque, mais toujours d’actualité aujourd’hui : «L’attention à l’égard de l’intérêt général demeure faible : ruser pour voler l’Etat semble être devenu de règle, comme si l’Etat était un Etat étranger.
Nous devons faire disparaître des mentalités l’idée archaïque du beylek.» Si Boumediène — chantre du populisme, du «min el chaab ila chaab» et du système «biens vacants» érigé en gestion sociétale — disait ça, c’est que le syndrome était déjà profond.
Quarante ans plus tard, il l’est toujours.

Mostéfa Laroussi

Plagiat, tricherie, fraude... : La lutte contre la malhonnêteté intellectuelle ne se décrète pas

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le 18.10.17 | 12h00 Réagissez

La lutte contre le plagiat prônée l’année dernière par le ministre de l’enseignement supérieur Tahar Hadjar n’a pas eu de suites et réduite à un slogan creux. Les cas de plagiats et de tricheries selon les enseignants se sont au contraire amplifiés. La lutte contre toutes les formes de tricheries est devenue l’apanage d’une certaine frange d’universitaires sans vergogne.

On y a presque cru. L’année dernière, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ouvrait l’année universitaire sous le sceau de la lutte contre le plagiat.
De l’université Mohamed-Khider de Biskra, ce 18 septembre 2016, Tahar Hadjar, tout en minimisant l’impact du fléau dans l’université algérienne –comparativement à ce qui se passe ailleurs- assiste à un cours inaugural sur la «déontologie universitaire». Toute une symbolique. Seulement, au delà des déclarations, les intentions n’ont pas suivi.
Car, rien de concret n’a été entrepris. Pas d’avancée palpable. Ni installation de logiciels anti-plagiat, ni numérisation totale des thèses ou de banques de données centralisées, ni même de garde fous pour punir voir annihiler les tentatives de malhonnêteté intellectuelle.
Sauf quelques cas isolés d’enseignants qui se livrent seuls ou en groupe à un Donquichottisme valeureux en luttant contre le désordre régnant. Des enseignants qui refusent de valider un travail suspect ou dénoncent des collègues «tricheurs», il en existe. Seulement, lorsque la loi de l’omerta est installée, les dénonciateurs deviennent des mal-aimés et de renégats à abattre.
Ce qui reste toutefois rassurant, c’est que ces universitaires «incorruptibles», même si parfois leurs mobilisations ne sont pas complètement désintéressées, ont le mérite de dire non au rouleau compresseur de l’opportunisme malsain. A l’image de ce collectif improvisé d’enseignants et de professeurs de l’université de Tiaret qui ont conçu un gros dossier, répertoriant, comparant et allant à la source de travaux scientifiques d’origines pour dénoncer ceux plagiés de leurs collègues.
Des vols scientifiques avérés, prouvés et annotés pour certain anecdotiques d’autre copiés à 100%. Les documents sont envoyés à tout ce qui peur représenter une autorité dans l’enseignement supérieur. De l’administration de l’établissement tiarti en passant par la direction générale de la recherche scientifique et le ministère de tutelle. Mais quelles ont été les suites à donner ? le seule constat nouveau et le renforcement du dossier toujours actualisé. En fait, rien de vraiment encourageant.
Dérives
Dans sa contribution qui parait ici, intitulée «La triche, ce fléau qui ternit l’image de l’université!», Dr Amrane Belaïd fait porter le chapeau de la malhonnêteté intellectuelle ambiante à la société toute entière et à la perte des bonnes valeurs. «Le fléau de la tricherie à l’université a dépassé toutes les normes ! Il est presque devenu le secret de la réussite. Nul ne peut prétendre détenir la baguette magique pour éradiquer le phénomène et ce pour la simple raison que, le mal trouve ses racines dans la société elle-même, ou l’impunité se trouve à grande échelle», écrit-il en y ajoutant une portée à l’impunité.
Ce qui du reste n’est pas à contredire. Seulement, il faut aller plus loin. Dans le secteur de l’enseignement supérieur toutefois, tous les ingrédients sont volontairement ou pas, mis dans le plat pour concocter un environnement propice à ces fléaux. Pour la gestion des flux, la garantie de «la paix sociale» et atténuer les colères, des glissières en gruyère et des rideaux perméables sont installées. Lorsque les questions des testes et examens ne sollicitent que la partie mémorisation, quand le système de notation n’obéit pas à des barèmes claires et que l’enseignant n’est ni formé ni préparé à l’acte pédagogique, cela ouvre la voie à tous les excès.
D’un autre coté, lorsque l’évolution de carrière de l’enseignant est tributaire de la publication d’un travail dans une revue scientifique, cela pousse aussi à surfer sur toutes les manigances. Et lorsque les commissions d’habilitation sont prises d’asseau par des demandes infinies et qu’elles travaillent sur ordre, comment voulez-vous faire valoir un travail honnête ?
Cela dit, le ministre de l’enseignement supérieur a annoncé qu’un nouveau décret exécutif sur les conditions et modalités de qualification universitaire a été approuvé par le gouvernement. Le texte n’étant pas encore publié, on attendra de voir les mesures prises.
Pour le reste, lutter contre la malhonnêteté intellectuelle ne se décrète pas. Elle s’applique. Et pour ce faire, il faut regagner la confiance des universitaires.
Cela passe par l’assainissement de ses rangs de la plus haute hiérarchie au dernier étudiant qui voit son dossier de transfert passer outre la plateforme ministérielle…
Samir Azzoug

Tunisie : Pays des droits des femmes et de l’égalité

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le 20.10.17 | 12h00 Réagissez
 
	Les femmes tunisiennes, toujours à l’avant-garde des combats féministes
Les femmes tunisiennes, toujours à l’avant-garde des combats...

Désormais, les Tunisiennes sont autorisées à se marier avec des non-musulmans. La Tunisie progressiste ne cesse d’épater quant aux droits de la femme et le combat pour l’égalité. En juillet dernier, une loi contre les violences faites aux femmes a été adoptée, criminalisant ainsi le mariage d’un violeur avec sa victime. El Watan Week-end revient sur toutes ces lois et aborde le sujet avec des féministes tunisiennes.

L’annonce a été faite par le président tunisien, Béji Gaïd Essebsi, lors de la célébration de la Journée nationale de la femme, le 13 août dernier. Désormais, les Tunisiennes ont le droit de se marier avec des non-musulmans, ce qui n’était pas le cas auparavant. Si certaines d’entre elles arrivaient à imposer leur mariage au prix d’une batille juridique, les autres se trouvaient souvent dans l’obligation de fournir un certificat de conversion à l’islam de leur futur mari.
Mais ce qui constituait l’ambiguïté de cette interdiction, c’est qu’elle n’était appliquée qu’aux femmes, ce qui la rendait discriminatoire, selon une universitaire juriste, qui a tenu à garder l’anonymat pour des raisons professionnelles, et qu’on a rencontrée à Hammamet fin septembre dernier. «Les officiers de l’état civil tunisiens avaient l’interdiction d’enregistrer tout mariage entre une femme tunisienne et un homme non-musulman sans qu’il n’y ait d’interdiction similaire pour les hommes tunisiens qui pouvaient épouser des femmes non-musulmanes sans le moindre souci», s’indigne-t-elle.
Les obstacles des étrangers ne se limitaient pas seulement à cette contrainte, car «ces derniers devaient aussi passer un test et accepter de recevoir un nom arabe», indique la juriste. La circulaire du 13 novembre 1973 qui interdisait cette union a été, donc, abrogée le 14 septembre dernier. Mais si la nouvelle a été accueillie comme une victoire par les féministes en Algérie, elle reste, du moins, une sorte d’effet d’annonce en Tunisie. Car ici, c’est plutôt la loi sur la réconciliation économique et financière qui préoccupe la population tunisienne.
Abrogation
En Tunisie, elles sont près de 9000 personnes à attendre l’adoption de la loi sur la réconciliation économique et financière qui amnistiera, selon son projet, tout agent public ou assimilé poursuivi pour des actes de malversation financière et d’atteinte aux finances publiques et offrira la réconciliation à toute personne ayant tiré avantage d’actes de malversation financière et d’atteinte aux finances publiques.
En gros, «c’est une loi qui amnistiera tout personne ayant tiré bénéficie de l’argent de l’Etat du temps de Benali ou ceux qui ont été poursuivies précédemment pour détournement ou autres délits d’ordre économique et financier», explique un activiste tunisien, rencontré à Tunis. Donc, plus personne ne se sentira redevable envers l’Etat, ce qui a provoqué l’ire de la rue.
Un mouvement populaire s’est même constitué pour contrer ladite loi avant son adoption, le 13 septembre dernier, soit une journée seulement avant l’abrogation de l’ancienne circulaire par l’APN tunisienne ou l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), comme on l’appelle ici. Baptisé «Manich m’sameh» (Je ne pardonne pas), ce mouvement lutte aujourd’hui pour l’abrogation de la loi sur la réconciliation.
«Le problème est que la loi sur la réconciliation a été adoptée par l’ARP une journée avant la circulaire, ce qui peut expliquer probablement la non-médiatisation de cette dernière», confie Marwa Louati, féministe qui active aussi au sein du Forum économique maghrébin et qui travaille entre autres sur la question de l’égalité des genres. La circulaire était-elle juste un effet d’annonce, comme expliqué par certains ? Ou serait-elle une réelle revendication féministe qui arrive après un long combat ?
Gravissime
Une journaliste rencontrée lors au Forum sur l’immigration subsaharienne, organisé le mois dernier à l’hôtel Africa, à Tunis, précise : «L’abrogation de la circulaire n’a jamais été une revendication de la rue. Les gens, comme les associations, n’ont pas vraiment réagi à son annonce car ils savent pertinemment que le pouvoir tunisien ne cherchait en réalité qu’à détourner l’attention de l’opinion, notamment internationale. Il voulait juste tenter de faire oublier le scandale de l’adoption de la loi sur la réconciliation économique et financière, qui reste un événement majeur et gravissime», explique-t-elle.
Nawel est une jeune féministe qui vit dans une ville de l’intérieur en Tunisie. Elle dit que même si elle partage l’avis de la journaliste concernant l’entendu politique de la décision, elle reste, tout de même, certaine que l’abrogation de la circulaire de 1973 «est synonyme d’une grande avancée pour les luttes pour les droits de la femme et pour l’égalité des sexes en Tunisie et au Maghreb». «L’abrogation de la circulaire 73 ne fait que corriger une injustice sociale et une incohérence légale. Socialement, beaucoup de Tunisiennes sont déjà mariées à étrangers non convertis.
Elles arrivaient à contourner la loi en se mariant à l’étranger et en vivant hors de Tunisie. Mais elles rencontraient des problèmes administratifs dès qu’elles rentraient au pays car leur mariage n’était pas reconnu par les autorités tunisiennes et parfois même leurs enfants ne l’étaient pas. Pour l’autoriser, les conjoints acceptent, parfois, de se convertir de manière protocolaire à l’islam. Mais ce n’était pas une solution finale. Son annulation constitue une véritable avancée, quoique logique car fondée sur une réalité sociale de plus en plus répandue», assure-t-elle.
Polygamie
Et Nawel de prévenir : «Obliger un non-musulman à se convertir relève de l’hypocrisie sociale. Mais il faudra attendre encore pour vérifier que cette annulation est réellement appliquée. Il est encore tôt pour juger de la portée de son application sur le terrain.» Pour mieux comprendre le contexte juridique de la loi et son application, la juriste explique : «Cette décision permet de rétablir la primauté de la Constitution sur les textes qui lui sont inférieurs et qui malgré leur anticonstitutionnalité demeuraient applicables. La Constitution post-révolutionnaire promulguée en 2014 avait apporté des avancées considérables en matière de consécration des libertés et droits fondamentaux dont la liberté de conscience, mais aussi l’égalité homme-femme», indique-t-elle.
Comme l’explique si bien la juriste, il faut dire que la femme tunisienne dispose, aujourd’hui, du cadre légal le plus progressiste du monde arabe notamment en matière de statut personnel. Il faut savoir que la polygamie est strictement interdite par la loi tunisienne et elle est même réprimée.
La répudiation n’existe plus. Le droit de demander le divorce étant reconnu de manière similaire aux deux conjoints. La Tunisie a même adopté, le 26 juillet dernier, une loi intégrale pour la lutte contre les violences faites aux femmes dont les principales avancées consistent notamment en l’annulation d’un article du code pénal qui permettait à un violeur d’échapper aux poursuites s’il épousait sa victime.
Egalité
Marwa explique que le projet de cette loi a été, d’abord, écrit par la société civile tunisienne qui l’a défendu auprès des membres de l’ARP. «Dans cette loi que je trouve très progressiste et qui vient après un long combat des associations et des féministes en Tunisie, elle a, en gros, rendu criminel le mariage d’un violeur avec sa victime, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le sens même de la violence envers la femme a changé. Maintenant, on parle de violence matérielle, sexuelle, morale et physique.
Avant, pour reconnaître un acte de violence, il fallait avoir des séquelles physiques. De plus, quand on parlait de violence, on évoquait seulement la femme, mais aujourd’hui on parle aussi de l’enfant, notamment quand il s’agit d’indemnisation. Il est important aussi de dire que la loi évoque enfin la femme présentant un handicap et parle de ses besoins spécifiques», explique-t-elle.
Il est vrai que beaucoup d’avancées ont été enregistrées en Tunisie par rapport aux droits des femmes, mais il n’en demeure pas moins que «l’égalité parfaite n’est pas encore atteinte», regrettent nos interlocutrices. Marwa cite l’égalité des genres et «regrette que la loi n’a pas encore atteint le stade de parler des LGBT par exemple». Elle dit que les lois existent en Tunisie, mais ce qui manque jusque-là, ce sont les mécanismes qui permettent leur application. «Il est nécessaire de changer les mentalités, notamment dans le milieu familial. C’est un grand travail qui nous attend.
La pression sociale l’emporte parfois sur la loi», avoue-t-elle. L’égalité entre la femme et l’homme a été justement le sujet de la même déclaration faite par le Président tunisien. Malgré toutes les avancées, la question de l’héritage demeure non réglée. Le 13 août dernier, Beji Caïd Essebsi a évoqué aussi la nécessité de revoir la loi successorale afin de garantir l’égalité entre frères et sœurs dans le partage de l’héritage, mais sans plus. En Tunisie, la plupart des femmes subissent les violences dans le milieu familial. La représentativité reste très loin d’être satisfaisante pour les féministes.
Avant, l’ARP comptait huit ministres femmes. Elle en est à trois seulement aujourd’hui. 20% des chefs d’entreprise sont des femmes. «Malheureusement, 99% des adhérents des associations féministes sont des femmes. L’homme doit aussi s’impliquer. Oui, nous avons réussi à avoir plusieurs acquis, mais si on est amenées à faire des comparaisons, on le fera avec les pays avancés et non le contraire. L’idéal pour moi, c’est de voir les humains tous égaux sans aucune discrimination», espère Marwa.
Meziane Abane
















































































































































































































































































































































































هناك تعليق واحد:

غير معرف يقول...

ويسالونك عن العقوبات الاقتصادية الاميركية على الدولة الجزائرية بعد اشهار افلاسها
هل تعلم ان احتياط االسلاح النووي الكوري يساوي70بالمئة من مجموع الاحتياطي الامريكي والروسي وان الزعيم كيم جعل من قضية السلاح النووي قضية امنية حيث ان كل شخص يقترب من المفاعلات النووية في كوريا سوف يعدم وعليه فان زعيم كوريا مختص في الفيزياء النووية ويشرف شخصيا على تطوير مشاريع النووية وهكدا اصبح رئيس كوريا زعيم القنابل النووية مستقبلا فهل ادركت امريكا انها تحارب خبير نووي وليس رئيس جمهورية
وبعيدا عن الحرب النووية يعتقد خبراء الاقتصاد العالمي عودة الركود الاقتصادي العالمي في الدول الصنناعية ومنطقة الاورو بعد انسحاب المانيا من مشروع منطقة الاورو مع تحفظات الصين واليابان حيث لن تتجاوز نسبة النمو 1بالمئة واما بالنسبة للجزائر فان احتياطي الغاز الطبيعي الغير المستغل ثمثل قدرة انتاجية ب60سنة وقدرها 2000مليار مترر مكعب
وقد فجر اخصائي طاقاوزي كفاكيا عندما اكد ان احتياط الغاز الصخري الجزائري 700الف مليارمتر مكعب بخلاف امريكا 700الف مليار قدم مكعب بزيادة 30بالمئة عن التصريحات الاميركية وقد حدر الخبير الطاقوي من مخاطر استغلال الغاز الصخري ودلك حتي تظهر تقنيات جديدة مستقبلا ومالم تستغل التقنيات الجديدة فان الغاز الصخري سوف يجعل الصحراء الجزائرية وديان وانهار ملوثة كيمياويا
وفي حالة اندلاع حرب نووية عالمية سوف ينسي العالم العربي اسرائيل ويهتم بحروبه النووية والعشائرية وبعزلة اسرائيل وتطاحن الاقوياء سوف يجد اسرائيل معزولة جغرافيا وهنا لو كان العرب ادكياء فانهم سوف يحطمون اسرائيل جغرافيا لكن الغباء العربي سوف يشعل الحروب العربية الوهمية فهده الجزائر سوف تغرق في اخطر ثورة شعبية واخطر انقلاب سياسي اجتماعي بسبب ندرة الاموال وغلق الاسواق العالمية على السوق الجزائرية بعد فرض امريكا عقوبات اقتصادية على الدولة الجزائرية بسبب افلاسها وهدا مما تتجاهله السلطات الجزائرية فبعد حجز الدهب الاحتياطي والجوء الدولة الفاشلة الى الاصدار النقدي بدون قيمة تجارية وطبعا دون نسيان رفض الجزائر الانضمام الى منظمة التجارة الدولية وهده العوامل سوف تعجل بالسكتة القلبية الجزائرية للحكومة الجزائرية وعبيدها الفقراء وطبعا دون نسيان ان الطبقة االمتوسطة سوف تصبح فقيرة اراديا بعد فرض حكومة اويحي الافلاسية الضرائب الريعية بدون اجور محترمة واما االطريق الاسود الجزئاري سوف يتميز باندلاع احداث عنف بسبب الاسعار وحدوث انقلابات سياسية بين جماعات رئاسة الجمهورية مادامت دولة اويحي عاجزة عن شراء االغضب الاجتماعي وحينئد سوف تستغي الدولة عن خدمات عبيدها وتفتح ابواب الطرد الجماعي من الوزرات والولايات والبلديات والسفارات الاجنبية بعدما اصبحت دولة فقيرة فاقدة للاحترام الدولي بسبب افلاسها وطبعا دون نسيان ان كل دولة مفلسة تتعر ض لعقوبات اقتصادية كعقاب سياسي ولكم في ظاهرة فنزويلا خير نمودج سياسي فهل حضرت الجزائر نفسها للعقوبات الاقتصادية القادمة من امريكا بعد رهن الاحتياطي الدهبي وهنا نكتشف لمادا فضلت الجزائر طبع النقود بعد عجزها عن تحرير الاحتياطي الدهبي من البنوك الاميريكة وهنا نطالب من الجزائريين تحضير انفسهم للعقوبات الاقتصادية الامريكية المفروضة من طرف صندوق النقد الدولي ومنظمة التجارة الدولية ويدكر ان كل دولة مفلسة تلغي حقوقها العالمية وتعامل كالسجين الاجتماعي وهنا نسكت عن الكلام مادامت الجزائر سوف تدبح نفسها اقتصاديا وسياسيا ولن تنفع بركات الشيخ بوتفليقة وخطابات المريض اويحي و تصفقيات عبيد البرلمان الجزائري وتحليلات اغبياء الصحافة الجزائرية الجائعة الى الحرية الاعلامية وشكرا
بقلم على بصيلة مواطن جزائري معارض لحكومة العجائز الجزائرية
ميلة في 19اكتوبر2017
ميلة عاصمة العقوبات الاقتصادية الاميريكية