السبت، سبتمبر 22

Santé de Bouteflika et relations algéro-françaises : Quand Bajolet se lâche

Santé de Bouteflika et relations algéro-françaises : Quand Bajolet se lâche…

22 septembre 2018 à 3 h 25 min
Selon Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France en Algérie (2006-2008) et surtout ex-patron de la DGSE (2013-2017), le président Bouteflika serait «maintenu en vie artificiellement».
Il lance ainsi un pavé dans la mare, une semaine à peine après le début de ce qui paraissait une nouvelle lune de miel entre Paris et Alger suite à la décision du président Macron de reconnaître la «responsabilité de l’Etat français» dans la mort de Maurice Audin, et l’existence d’un «système» de torture «institué légalement» par l’armée coloniale pour terroriser les indépendantistes algériens.
A l’occasion de la sortie de son livre Le soleil ne se lève plus à l’est : Mémoires d’Orient d’un ambassadeur peu diplomate, l’ancien chef des services de renseignement et de contre-espionnage français a accordé un entretien au quotidien Le Figaro, paru hier sous le titre «Daech est en train de se réorganiser et reste dangereux». Il y livre notamment son analyse de la menace terroriste en France et à travers le monde. Mais pas que !
Actualité et sa longue carrière de «diplomate de guerre» obligent, il a été naturellement invité à exprimer sa vision par rapport à l’avenir des relations franco-algériennes, avec l’ouverture qui semble s’effectuer entre les deux pays depuis l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron.
Se montrant sceptique, il a évoqué «une évolution par petits pas». Il n’hésita pas alors à accuser les autorités algériennes de bloquer toute avancée significative qui pourrait conduire vers une véritable réconciliation pour des raisons politiques. «La première, explique le diplomate à la retraite, tient à un problème de génération.
La nomenclature algérienne, issue ou héritière de la guerre d’Algérie, a toujours besoin de se légitimer en exploitant les sentiments à l’égard de l’ancienne puissance coloniale.» Et de poursuivre son raisonnement, sans mâcher ses mots ou avoir de l’égard à un quelconque devoir de réserve : «La seconde raison est la plus conjoncturelle : le président Bouteflika, avec tout le respect que j’éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition.»
C’est grosso modo le constat qu’il fait également dans son livre, paru jeudi dernier. Bernard Bajolet y décrit des relations constamment difficiles entre la France et l’Algérie à cause de la situation politique dans notre pays et les rebondissements périodiques dans les dossiers liés aux questions mémorielles.
Sur ce dernier point, il reconnaît à nos confrères du Figaro que des «avancées existent, souvent très discrètes : les pieds-noirs, et même les anciens appelés sont bien accueillis en Algérie. Quand j’étais ambassadeur, les Algériens nous ont sincèrement aidés à rechercher, en vain, les corps de soldats français torturés et tués par le FLN».



Inondations à Constantine : Après le bricolage, le désastre

21 septembre 2018 à 3 h 02 min
Mercredi 16h30, veille de l’Achoura. Les Constantinois, soucieux toujours de célébrer cette fête, malgré les effets de la crise, étaient encore dans les marchés de la ville pour les achats de fruits secs et de friandises, et autres viandes blanches pour le repas de la soirée. Soudain, de fortes pluies s’abattent sur la ville et ses environs.
Des pluies diluviennes qui commencent à former des torrents dans certaines parties de la ville, notamment la banlieue nord, qui s’est habituée à ce genre de déluges. Personne ne se doutait que ces pluies exceptionnelles vont marquer la mémoire collective, après celles survenues le 25 août 2015 à Ali Mendjeli.
Une heure de précipitations a suffi à provoquer la catastrophe. Les premières informations parvenues grâce aux vidéos circulant sur les réseaux sociaux vers 18h font état d’un véritable déluge survenu sur le contournement de la RN27, au quartier Djebli Ahmed, plus connu par El Kantouli, dans la commune de Hamma Bouziane, à 5 km du centre-ville de Constantine.
Un affluent de l’oued Rhumel, oued Ziad, situé à proximité de la route, a reçu d’énormes quantités d’eau provenant du pont Bouberbara (ex-d’Aumale), déjà submergé. Les images sont choquantes. Elles rappellent curieusement ce qui s’est passé à Bab El Oued en 2001.
Des torrents de boue se sont déversés sur la route, complètement inondée, emportant des dizaines de véhicules vers la partie basse de la chaussée sur une hauteur de plus d’un mètre. Même la barrière en béton séparant les deux parties de la route s’est avérée incapable de retenir des eaux en furie. Des centaines de personnes ont été prises au piège dans leurs véhicules, alors que deux bus ont été complètement bloqués.
Piégés par les eaux en furie
Il a fallu compter sur la réaction spontanée des riverains, des commerçants et autres piétons et conducteurs de passage dans la localité d’El Kantouli, qui ont organisé les premières opérations d’évacuation des passagers, dont des femmes et des enfants, à travers une longue chaîne humaine formée sur le talus situé près de la route. Malheureusement, on déplore deux morts, selon le bilan de la Protection civile.
Un homme R. Ch., âgé de 55 ans, et une femme H. Z., âgée de 37 ans, décédés sur place, ainsi que 18 personnes légèrement blessées. Les victimes se trouvaient toutes à l’intérieur de leurs véhicules sur ce tronçon névralgique reliant Constantine à la RN79, menant vers Mila, et la RN27, menant vers Jijel, mais aussi vers la RN3 menant vers Skikda, d’où l’importance du trafic routier, surtout en cette veille de l’Achoura, où de nombreuses personnes étaient de retour vers leurs domiciles en fin de journée.
Des dizaines de voitures n’ont pas résisté à la pression des eaux. «Après leur prise en charge sur place par nos éléments, les blessés ont été évacués en urgence vers les établissements hospitaliers les plus proches des lieux, afin de subir les soins nécessaires», a déclaré, à El Watan, le lieutenant Noureddine Tafer, chargé de communication de la Protection civile. Le même responsable a avancé le chiffre de 45 véhicules légers et deux bus des transports en commun touchés par le déluge.
«Ces véhicules ne peuvent pas être considérés comme des dégâts matériels, parce qu’ils n’ont pas été gravement endommagés. Pour ce qui est de l’estimation des dégâts, seules les sociétés d’assurance peuvent déterminer la valeur des pertes», a-t-il tenté de minimiser. La même source a précisé que 70 sapeurs-pompiers, 12 camions d’intervention et 6 ambulances ont été mobilisés dans différentes opérations à travers les régions touchées. Des opérations ont duré toute la nuit pour dégager la route.
Des coupures d’électricité dans plusieurs cités
A des degrés différents, les cités de la ville ont subi les dégâts de ces chutes de pluie. Mais c’est la banlieue nord qui a été la plus touchée. Des maisons et des commerces ont été envahis par les eaux dans les cités Emir Abdelkader (ex-Faubourg Lamy), Sakiet Sidi Youcef (ex-La Bum) et Ziadia, alors que la trémie de la cité Daksi a été fermée à la circulation.
A Djebel Ouahch, où les torrents ont charrié sur leur chemin des pierres et des gravats, les habitants ont réussi à sauver d’une mort certaine une collégienne et un écolier emportés par les eaux.
Selon des témoins oculaires, la jeune fille a été tirée de sous un bus où elle risquait d’être écrasée. Des routes ont été complètement inondées au Chalet des Pins, la cité des Mûriers et sur la route d’El Khroub. Les pluies torrentielles de mercredi ont dévoilé les défaillances de gestion dans nombre de secteurs dans la ville Constantine et ont provoqué la colère de la population.
«Ces inondations ne sont pas survenues à cause de la mauvaise gestion. C’est une catastrophe naturelle qui a eu lieu suite au débordement de l’oued Ziad, l’un des affluents du Rhumel. Nous n’avons pas un système de contrôle du niveau d’eau dans tous les oueds et les ruisseaux, c’est pourquoi nous n’avons pas pu intervenir à l’avance», a déclaré Khalil Chelfi, le chargé de communication de la Société des eaux et de l’assainissement de Constantine (Seaco).
«Je vous rappelle que la Seaco a mobilisé, dès le début de cette saison, une vingtaine de camions de curage, dans plusieurs cités de Constantine pour nettoyer les avaloirs et les conduites.
Nous avons commencé par les points noirs et nous poursuivons toujours nos interventions, une fois un problème signalé. J’ajoute que la Seaco envisage une autre opération dans le même sens à partir du mois de décembre», poursuit-il. La population de Constantine a subi aussi d’autres désagréments suite à ces chutes de pluie. Plusieurs cités ont connu des coupures du courant électrique mercredi en fin d’après-midi, dont certaines se sont prolongées jusqu’à la matinée d’hier, comme c’est le cas pour la vieille ville.
Contacté par nos soins afin d’avoir plus de détails sur les interventions des équipes de la Société de distribution de gaz et de l’électricité (SDE), le chargé de communication de cette entreprise nous a affirmé qu’il ne détient aucun détail sur ces coupures ou les interventions de équipes de la SDE.
Le wali critiqué par des internautes 
Selon les images des inondations postées sur les réseaux sociaux, montrant parfaitement l’ampleur de la catastrophe, il a fallu l’intervention de l’ensemble des effectifs de la daïra de Constantine et celle de Hamma Bouziane, ainsi que les riverains pour faire sortir les passagers, piégés dans leurs voitures. Par ailleurs, des internautes ont largement pointé du doigt la mauvaise gestion des autorités locales.
On retiendra parmi ces commentaires : «Arrêtez de délivrer des permis de construire dans les zones inondables», «Aux lèche-bottes qui veulent que leur président de la République brigue un 5e mandat, voici les fruits de sa politique extraordinaire…» et «Je vis dans une petite localité en France, une fois les responsables locaux ont appris que l’hiver sera pluvieux, ils ont mobilisé des équipes pour refaire les conduites et les avaloirs, afin d’éviter les catastrophes.» D’autres internautes n’ont pas manqué de critiquer le wali de Constantine, Abdessamie Saïdoun, lorsqu’il a dit : «Il y a une exagération en qualifiant de catastrophe ce qui s’est passé à Constantine.
C’est vrai, les images sont effrayantes, mais il n’y a aucun effondrement de maisons ou autres dangers. Dieu merci.» Cette déclaration a suscité la colère de certains Constantinois qui ont partagé ses déclarations avec sa photo, en commentant : «Dans notre pays, il faut qu’il y ait un cataclysme pour dire que c’est une catastrophe» ou «La honte, bien sûr, il est tellement protégé et il voit les gens de haut, il ne peut pas sentir le malheur des Constantinois.»

Le déroulement des opérations suivi par les autorités
Une délégation ministérielle a été dépêchée, hier matin par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, pour faire le constat sur la situation qui prévaut dans la ville de Constantine, notamment dans la commune de Hamma Bouziane, qui a subi les dégâts les plus importants, et décider des mesures à prendre. On apprend que la délégation menée par le délégué national aux risques majeurs auprès du ministère de l’Intérieur, comprend aussi le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique. Reçue par le wali de Constantine, la délégation s’est déplacée vers la localité de Kantouli, où on lui a fait un rapport détaillé sur le déroulement des opérations, avant de tenir une réunion avec les autorités locales au siège de la wilaya de Constantine. S.A.
Cependant, Bajolet exige de l’Algérie de fournir plus d’efforts en cette matière. Il explique que pour avoir une réelle ouverture, «il faudrait aussi qu’elle soit réciproque avec, entre autres, l’ouverture des archives du FLN» et la levée du «blocage sur la question des harkis».
Cette sortie de Bernard Bajolet «peu diplomate», pour reprendre sa propre expression, laisse présager un refroidissement dans les relations entre Alger et Paris, en sachant que l’homme reste très proche de la présidence française et lui effectuerait même des missions «officieuses».
Et ce, en sachant que certaines sources médiatiques parlent déjà d’une crise diplomatique latente, remontant à la semaine dernière, après la décision du gouvernement français de ne plus assurer la protection policière de l’ambassade d’Algérie à Paris.
En application du «principe de réciprocité», les autorités algériennes auraient levé, depuis mercredi dernier, la protection policière sur tous les bâtiments diplomatiques français en Algérie. Enfin, ce qui ne devrait pas arranger les choses, dans un décret présidentiel du 20 septembre 2018, le président Macron a promu une vingtaine de harkis aux ordres de la Légion d’honneur et du Mérite.
A se poser la question de savoir si la France, qui s’apprête à célébrer la Journée nationale d’hommage aux harkis, ce 25 septembre, ne va pas demander officiellement un geste à l’Algérie envers ces anciens auxiliaires de l’armée coloniale !
 https://www.elwatan.com/a-la-une/sante-de-bouteflika-et-relations-algero-francaises-quand-bajolet-se-lache-22-09-2018

La bravoure des habitants d’El Kantouli

22 septembre 2018 à 0 h 05 min
 S’il y a une chose à retenir des inondations qui ont frappé la ville de Constantine, notamment la région de Hamma Bouziane, c’est l’élan de solidarité et la réaction spontanée des habitants d’El Kantouli qui étaient les premiers à intervenir pour évacuer les passagers des voitures et des deux bus pris en otages par les eaux sur le contournement de la RN27.
Une véritable chaîne humaine s’est formée pour évacuer les femmes et les enfants vers le talus situé près de la route, alors que des habitants se sont aussi mobilisés pour aider les agents de la Protection civile afin de dégager les voitures ayant bloqué la route. Une mobilisation qui s’est poursuivie tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Malheureusement, on déplore le décès d’un homme, âgé de 55 ans et d’une femme de 37 ans, emportés par les eaux, ainsi que 18 blessés secourus par les agents de la Protection civile. Les deux victimes ont été inhumées jeudi au cimetière central de Constantine en présence des autorités et d’une foule nombreuse.  

Inondations catastrophiques à Constantine : Les constructions illicites et les décharges sur le bord de l’oued en cause

22 septembre 2018 à 0 h 08 min
Les fortes inondations qui ont frappé la ville de Constantine, mercredi dernier, ne cessent de provoquer des remous au sein de la population qui n’a pas manqué de pointer du doigt les autorités locales, accusées de négligence et de laisser-aller qui ont duré des années et qui ont mené à cette véritable catastrophe.
Les riverains et les commerçants exerçant près du contournement de la RN27, dans la commune de Hamma Bouziane, ayant subi le plus gros des dégâts, sont unanimes. «Nous avons soulevé à maintes reprises les risques que représentait l’oued Ziad sur les riverains et la localité de Djebli Ahmed, surtout qu’il n’a jamais fait l’objet d’opérations de nettoyage ; il faut aller voir du côté du pont Bouberbara, le long de la route et sur le bas-côté pour se rendre compte de ces tonnes de déblais de tous genres qui s’amassent sur le bord de la rivière, ce qui a provoqué le débordement des eaux sur la route», a déploré Riadh, un habitant de Djebli Ahmed.
Cette petite localité plus connue aussi par El Kantouli, dépendant administrativement de la commune de Hamma Bouziane et se trouvant à 5 km seulement du centre-ville de Constantine, est une concentration de plusieurs dizaines de commerces spécialisés dans les produits électroniques, électroménagers, des quincailleries et autres matériaux de construction. Son importance réside dans le fait qu’elle se trouve sur un axe à forte densité de circulation, surtout qu’il relie Constantine à la RN79 menant vers Mila et la RN27 vers Jijel, mais aussi la RN3 menant vers Skikda.
Ses habitants n’ont cessé de déplorer leurs conditions de vie. Ce que nous avons relevé depuis des années sur les colonnes d’El Watan. Jeudi dernier, alors que les choses commençaient à reprendre leur cours normal dans cette partie dévastée par les eaux, les engins venus en renfort des wilayas limitrophes s’affairaient à dégager la voie et nettoyer le cours de l’oued Ziad, un affluent de l’oued Rhummel qui traverse la ville de Constantine.
L’autre point noir qui revenait toujours dans cette partie de la commune de Hamma Bouziane est la multiplication des constructions illicites sur les bords de l’oued et qui menaçaient sérieusement d’une réelle catastrophe. «Etrangement, la partie du contournement de la RN27, qui a été la plus dévastée par les eaux en furie, se trouvait à quelques dizaines de mètres du cours d’eau, très encombré par les décharges sauvages et toutes sortes de déblais, mais personne n’a pris la mesure des risques jusqu’à la survenue de ces inondations qui auraient pu être évitées», nous explique un habitant de Djebli Ahmed.
80 mm d’eau en 23 minutes
La commission ministérielle dépêchée, jeudi matin, par le ministre de l’Intérieur, et composée de Tahar Melizi, délégué national aux risques majeurs, Belkateb El Hadj, secrétaire général du ministère des Ressources en eau, et Boualem Chetibi, directeur général du ministère des Travaux publics, s’est déplacée sur les lieux pour faire le constat de la situation et mettre en place une série de mesures à prendre.
Lors d’une conférence de presse animée jeudi après-midi au siège de la wilaya de Constantine, la commission a tenté de disculper les autorités locales de la wilaya, même si les inondations de l’oued Ziad sont la conséquence directe d’une mauvaise lecture de la carte des risques dans la wilaya, car ce qui s’est passé à Hamma Bouziane aurait pu survenir dans n’importe quelle autre localité située près d’un cours d’eau. «Nous ne pouvons pas prédire ce genre de catastrophes, tout ce que nous pouvons faire est d’être plus vigilants et conscients des dégâts qui peuvent survenir», a déclaré Tahar Melizi, délégué aux risques majeurs.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère des Ressources en eau a estimé que les causes des inondations sont liées à la quantité de déversement des pluies, qui est estimée à 80 mm en 23 minutes. «Le changement climatique est un phénomène mondial, qui ne concerne pas uniquement l’Algérie et il provoque beaucoup de catastrophes. A l’échelle nationale et en un mois, nous avons enregistré des catastrophes à Tébessa, Sidi Bel Abbès, Tissemsilt et Batna. Pour Constantine, nous étions sur place et nous avons constaté de visu que l’oued Ziad ne pouvait pas contenir les quantités d’eau suite aux fortes chutes de pluie», a-t-il précisé, en incombant l’aggravation des dégâts aux habitants.
Une urbanisation anarchique
Le même responsable a jugé que l’urbanisation anarchique et les maisons construites sur les rives de l’oued ont agressé les ouvrages des travaux publics et ceux du secteur des ressources en eau. «En conclusion, un bureau d’études sera engagé prochainement pour lancer une ”cure millénaire” et réhabiliter l’oued et toute la partie endommagée, y compris les maisons limitrophes», a déclaré Belkateb El Hadj.
Toujours à propos des mesures prises par les autorités, le wali de Constantine, Abdessamie Saïdoun, a déclaré : «L’opération du nettoiement de la RN27 est à 90% et celle du curage du l’oued est à 70%. Le directeur des travaux publics a été chargé de préparer une fiche technique pour la réalisation des caniveaux et des fossés bétonnés aux bordures de l’oued. Nous allons également stabiliser le talus situé à proximité de la RN27 par une opération de reboisement qui commencera à partir de demain (vendredi, ndlr) par la conservation des forêts.
Puis, nous avons instruit le directeur des ressources en eau de préparer une fiche technique, afin de réaliser des conduites d’alimentation en eau potable et des eaux usées pour le reste des maisons non raccordées et qui se trouvent à côté de l’oued.»

Algérie Télécom à Constantine : Une affaire de dilapidation de biens publics dévoilée

16 septembre 2018 à 17 h 32 min
Un parfum de scandale suinte des murs de la direction d’Algérie Télécom à Constantine. Une grave affaire de dilapidation de biens publics ayant causé un préjudice estimé à plus de 18 millions de dinars (1,8 milliard de centimes) à l’entreprise nous a été révélée, hier, par des lanceurs d’alertes employés au sein de cette entreprise publique, ayant requis l’anonymat.
L’affaire remonte, selon les informations en notre possession, à près de 7 mois, suite à une enquête ouverte par la direction et l’inspection générales d’Algérie Télécom à Alger concernant les câbles récupérés lors de l’opération de basculement vers la fibre optique (Msan) à Constantine.
Une opération engagée, pour rappel, il y a deux ans, et qui a touché quasiment tous les quartiers de la ville. L’enquête a dévoilé que les anciens câbles en cuivre récupérés au cours de cette opération n’ont pas été déclarés par la direction d’Algérie Télécom à cette époque. Ces câbles, qui devaient être vendus aux enchères, selon les mêmes sources, et dont la valeur marchande est estimée à 1,8 milliard de centimes ont tout bonnement disparu des magasins où ils étaient entreposés au niveau des centres techniques de maintenance situés à Boussouf et à Sidi Mabrouk.
Trois responsables d’Algérie Télécom en exercice à l’époque des faits ont été relevés de leurs fonctions et traduits en conseil de discipline après la découverte de cette disparition. Il s’agit de l’ancien chef de département réseau d’accès et des deux anciens chefs des centres techniques de maintenance de Sidi Mabrouk et de Boussouf.
En outre, notre source a révélé l’implication de deux autres responsables de l’entreprise Algérie Télécom à Constantine dans cette affaire, l’ex-directeur opérationnel, ainsi que le sous-directeur commercial, lesquels ont été relevés de leurs fonctions et traduits devant le conseil de discipline de la direction générale d’A.T à Alger, pour leur implication présumée.
Cela dit, une question mérite à notre sens d’être posée quant à la gestion de cette affaire par Algérie Télécom. Pourquoi la direction générale n’a pas saisi la justice pour déterminer les responsabilités de chacun, se contentant de sanctions administratives envers les cadres incriminés ? A-t-on cherché à éviter d’ébruiter la chose et d’étouffer le scandale ? La question demeure posée.

Sidi Mabrouk (Constantine) : Une station de taxis fait des mécontents

15 septembre 2018 à 18 h 54 min
Des citoyens et commerçants de Sidi Mabrouk supérieur sont montés au créneau pour dénoncer le calvaire auquel ils sont soumis depuis l’affectation, il y a quelques années, d’une partie de la rue Zaouiche Amar, située dans leur quartier, à proximité de la maternité, au stationnement des taxis.
Ce qui a semblé être une bonne décision pour les autorités locales ne l’est pas forcément pour les riverains, qui se retrouvent quotidiennement face à une situation fort désagréable. En effet, le tumulte, les rixes, les propos obscènes qui fusent, la gêne occasionnée aux commerçants du quartier, ainsi que les bouchons interminables qui se forment à longueur de journée, sont autant de désagréments générés par ces taxis. Des désagréments comptabilisés dès l’aube, et jusqu’en fin de journée, déplorent les habitants.
Ces derniers soutiennent en outre que ces «taxieurs», qui ont été rejoints au fil des ans par nombre de clandestins, ne respectent pas les limites de l’aire de stationnement qui leur a été affectée. Et c’est ainsi qu’ils ont fini par accaparer toute la placette jouxtant ces lieux, en bloquant du coup, par leur stationnement anarchique, l’accès à partir de la placette en question vers les rues avoisinantes, notamment celle de Boulkour Messaoud.
Visiblement lassés par ce qu’ils endurent depuis longtemps, nos interlocuteurs précisent, en outre, avoir adressé plusieurs correspondances, ces cinq dernières années, aux services habilités de la mairie, leur enjoignant de trouver une solution à leur calvaire. Des requêtes qui doivent sommeiller dans les tiroirs, ironisent-ils, puisqu’aucune réponse ne leur a été fournie et aucune mesure n’a été prise à ce jour.

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