اخر خبر
الاخبار العاجلة لبث اداعة قسنطينة اغنية لام كلثوم تكشف الوعود الكادبة ويدكر ان عمال القطاع العمومي يحضرون لاحتجاجات عاطفية للمطالبة بالحياة السعيدة ويدكر ان الجزائريين اعلنوا الافراح بمناسبة زيادة الاجور الريعية ومنح المجاني للسكنات المجانية مع ىالغاء الحريات الانسانية ويدكر ان الجزائر ي يطالب بالحياة السعيدة في الاقتصاد الجزائري الحزين والاسباب مجهولة
https://dantebea.com/2013/12/05/monsieur-x-9/
http://nuitrinity.nu/lieux-prostituees-paris.html
http://telquel.ma/2015/01/05/prostitution-paradoxe-algerien_1428582
http://navoine.info/o-borybe-para-protiv-zabastovki.html


http://parissecretetinsolite.unblog.fr/2010/03/22/la-parite-au-bordel/
https://mosalyo.wordpress.com/2014/10/20/la-rue-interdite/
http://www.rumeursdabidjan.net/actualites/cote-d-ivoire/item/1891-abidjan-marcory-chez-souad-lieu-de-predilection-de-prostituees-arabes-leur-prix-pour-une-passe

Une odeur de cacao, chaude et douce, flotte dans les rues de la Zone 4 de la commune de Marcory, à Abidjan. Christian, le gardien de nuit burkinabé « le plus ancien et le plus respecté » du quartier, interrompt son jeu de cartes. Un 4×4 aux vitres fumées attend à l’angle de la rue Paul-Langevin et d’une ruelle sans nom. « Le Maroc, c’est par là, patron ! » lance le gardien de 55 ans au conducteur, comme s’il existait un découpage géographique de la prostitution. Comme si, dans ces deux rues qu’il protège depuis trente ans, se cachait un petit morceau du territoire marocain, impénétrable ou presque, dont les plaisirs ne sont réservés qu’à une poignée de privilégiés. « Aux Arabes », précise Christian.
Abidjan underground
https://www.pinterest.fr/pin/470133648581507399/

الاخبار العاجلة لبث اداعة قسنطينة اغنية لام كلثوم تكشف الوعود الكادبة ويدكر ان عمال القطاع العمومي يحضرون لاحتجاجات عاطفية للمطالبة بالحياة السعيدة ويدكر ان الجزائريين اعلنوا الافراح بمناسبة زيادة الاجور الريعية ومنح المجاني للسكنات المجانية مع ىالغاء الحريات الانسانية ويدكر ان الجزائر ي يطالب بالحياة السعيدة في الاقتصاد الجزائري الحزين والاسباب مجهولة
Prostitution: le paradoxe algérien
C’est un secret bien gardé. En Algérie, il existe encore des maisons closes réglementées. De passage à Rabat, l'anthropologue Keltouma Aguis a présenté les résultats de son étude sur la prostitution dans la société algérienne en présence du sociologue marocain Abdessamad Dialmy. Une monographie riche en détails.
« Dans la société algérienne, les discours sociaux qui sont hétéros/normatifs, alimentés par la religion, la morale et le Code pénal, on constate un refus total de la prostitution comme pratique et une incitation à sanctionner socialement les acteurs de la prostitution, et cette sanction va de l’exclusion et la marginalisation à la stigmatisation », souligne Keltouma Aguis. Chercheure au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) à Oran, elle a tenté de comprendre comment « les acteurs de la prostitution, en dépit des codes sociaux (religion, loi, morale) arrivent à circuler entre la norme et la transgression ? ».
Pour mener ses recherches sur la prostitution en Algérie, l'anthropologue a choisi comme terrain d’étude la région d’Oran, conduisant notamment ses observations dans la maison de tolérance de Sidi El Houari, les maisons closes, les boîtes de nuit, les salons de coiffure, les salons de thé, les restaurants mais aussi les bains maures.
Comment vient-on à la prostitution
Ayant notamment interrogé 10 prostituées autorisées, 10 prostituées clandestines, 10 prostitués homosexuels ainsi que 140 personnes n'appartenant pas au monde de la prostitution, Keltouma Aguis cherche à apporter des clés de compréhension sur les facteurs qui engagent les prostitué(e)s vers la marchandisation de leurs corps. Elle s’est ainsi penchée sur le vécu des prostitué(e)s : avant la prostitution, le moment où elles ont basculé vers la prostitution, puis leur quotidien.
« Dans un premier temps on constate que ces femmes ont souvent été agressées pendant leur jeunesse : elles ont été victimes de pédophilie, d’inceste, ou de harcèlement sexuel… Ensuite on note un dysfonctionnement dans le rôle des parents : mort prématurée, divorce, séparation, absence ou encore parents démissionnaires. Ce sont généralement les deux causes qui mènent les prostitué(e)s interviewées vers la prostitution », explique-t-elle.
Une prostituée clandestine en Algérie. Crédit : DR
Si Keltouma Aguis ne s’estime pas en mesure d’apporter des solutions, elle tient à tirer la sonnette d’alarme sur les deux problèmes auxquels sont confrontées les prostitué(e)s. Au quotidien : la violence et les maladies sexuellement transmissibles. « Elles disent que ce sont les clients qui ne veulent pas prendre de mesures préventives, elle sont obligées de travailler et donc généralement elles acceptent les relations sans préservatif », rapporte la doctorante.
Derrière chaque témoignage collecté se cachent des morceaux de vie, des histoires singulières. Keltouma Aguis qui, au fil de ses recherches, a été amenée à pénétrer en tant qu’observatrice dans l’univers des maisons closes règlementées et clandestines en Algérie, garde notamment en mémoire l’histoire d’une de ces jeunes femmes. Traitée en esclave par ses belles-sœurs, c’est lors d’une fugue motivée par le refus de ses quatre frères d’accepter la demande en mariage de son compagnon, que la jeune femme a été victime de multiples agressions sexuelles. Laissée dans un état comateux par ses agresseurs, elle a été hospitalisée durant deux mois avant de tomber sous le joug d’un réseau de proxénètes.
Après une dizaine d’année elle est finalement retournée dans son quartier où elle a acheté une maison et installé sa boîte de prostitution, juste en face de la maison de ses frères. Elle cherchait à se venger de ses frères par la prostitution. Ils ont finalement quitté les lieux.
Entre interdiction et passivité des autorités
Fait notable, si aujourd’hui en Algérie, il n'est pas permis d'ouvrir une maison de tolérance, quelques maisons closes, datant de l'époque coloniale, demeurent néanmoins légales. Aujourd’hui il ne reste plus que deux maisons qui exercent en toute légalité et au sein desquelles les prostitué(e)s bénéficient notamment d’une prise en charge médicale. A noter que ces maisons n’ont jamais été officiellement interdites par l’État algérien mais simplement mises en veille, dans la discrétion la plus totale.
Maison de tolérance coloniale en Algérie. Crédit : DR
Par le biais de ces maisons de tolérance règlementées, l’État algérien permet ainsi l’existence d’une prostitution légale, non punie et surveillée.
Une situation pour le moins paradoxale puisque l’article 343 du Code pénal algérien condamne le racolage d’une peine de 2 à 5 ans de prison et de 500 à 20 000 dinars algériens d'amende (51 à 2 075 dirhams). Cette particularité peut s’expliquer selon deux hypothèses, pour le sociologue Abdessamad Dialmy : l’une historique, l’autre religieuse.
La prostitution coloniale
« Les Français en colonisant l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, se sont trouvés confrontés à un fléau qui ravageait les sociétés maghrébines, la syphilis », rappelle le sociologue.
Au lendemain de la prise d’Alger, l'armée française est touchée par d'importantes épidémies de maladies vénériennes et prend la décision d’organiser et de règlementer la prostitution dans la ville d’Alger. L’armée d’occupation instaure ainsi un règlementarisme sous prétexte de sauvegarder l’ordre, la morale ainsi que l’hygiène publique. « Il fallait contrôler, surveiller et amener cette population à risque à se protéger et à protéger les autres », précise Abdessamad Dialmy. A la veille de l’Indépendance, près de 171 maisons closes sont ainsi réparties sur tout le territoire national.
Une danseuse prostituée appartenant à la tribu Ouled Naïl à l'époque coloniale. Crédit : Rudolf Lehnert
« Après les indépendances successives, l’Algérie est le seul pays maghrébin à avoir maintenu cet héritage colonial. C’est entré dans la culture profondément franco-algérienne alors que les bordels ont été fermés en Tunisie et au Maroc », explique-t-il.
En effet, le 17 juin 1963 au Maroc, le nouveau Code pénal réformant celui qui avait été mis en place en 1913 à l’aube du protectorat entre en vigueur. A ce titre, la section VII qui traite de « la corruption de la jeunesse et de la prostitution » stipule que la prostitution est strictement illégale.
Une origine juridique islamique
Pour comprendre cette survivance des maisons closes en Algérie, le sociologue avance également l’hypothèse religieuse évoquant le 33e verset de sourate An-Nour (La Lumière) :
Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution si elles veulent rester chastes. Si on les y contraint, Allah leur accorde après qu’elles aient été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde.
Sur cette base, Abdessamad Dialmy rappelle donc que « le rapport sexuel illégal en islam est le rapport où il n’y a pas d’argent : ce sont les rapports amoureux, les rapports érotiques en soi qui ne sont pas des rapports légaux… Là où il y a mise d’argent il y a une légalisation du sexe. C’est quand il n’y a pas de mise d’argent que le sexe n’est pas autorisé, qu’il est considéré comme débauche et comme ‘zinna’, comme fornication ».
En autorisant les maisons closes, l’État algérien se positionnerait donc dans la légalité musulmane parce qu’il respecterait un verset coranique. « En résumé, les maisons closes algériennes ont deux origines : une origine coloniale française et une origine juridique islamique sacrée qui ne peut pas être contestée », conclut le sociologue.
Lire Aussi
https://dantebea.com/2013/12/05/monsieur-x-9/
http://nuitrinity.nu/lieux-prostituees-paris.html
http://telquel.ma/2015/01/05/prostitution-paradoxe-algerien_1428582
http://navoine.info/o-borybe-para-protiv-zabastovki.html
О борьбе парашютистов генерала Массю с всеобщей забастовкой в городе Алжир в 1957 году
Рубрики: Эксклюзив, Африка Опубликовано: 26-03-2013
http://parissecretetinsolite.unblog.fr/2010/03/22/la-parite-au-bordel/
3 commentaires à “La parité au bordel!”
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
https://mosalyo.wordpress.com/2014/10/20/la-rue-interdite/
Comme déjà dit, chaque année, pendant les grandes vacances, les petits paysans du Bou Iblane fuyaient les ardeurs de l’été des Aït Sadden, et tentaient de se rafraîchir au bord de la mer.
Avant que mon père n’acquît la petite villa de plage à Pont Blondin, à l’embouchure de l’Oued Nefefikh, nous passions quelques jours chez des oncles maternels, à Casablanca. Les plus enthousiasmés par ces voyages étaient votre serviteur et son puîné souventefois évoqué dans le présent cadre.
Cette villégiature dans la grand ’ville nous faisait littéralement fantasmer car nous vivions, quelques jours durant, une vie totalement différente de la nôtre, nous faisions des choses inaccoutumées et fréquentions les cousines et les cousins de notre âge que nous amusions follement avec notre éducation austère et nos réactions niaises face à la trépidante vie du grand port.
Nous ne savions pas traverser une grande artère entre deux feux rouges. Nous nous excusions très poliment chaque fois que nous bousculions quelqu’un dans la rue. Nous cédions le passage et nos sièges aux adultes, nous aidions les personnes âgées à traverser, ce qui ne manquait pas de déchaîner des fous-rires autour de nous. Des martiens, diraient les enfants d’aujourd’hui…
On profitait de notre séjour à Casablanca pour nous faire faire de nouveaux pantalons pour l’année, dans l’atelier indiqué par un des oncles, drapier à la Rue du Commandant Provost. L’un de nos cousins, le fils de cet oncle drapier, devenu depuis – hélas !- le plus sérieux des hommes, était à l’époque un garçon turbulent, toujours prêt pour les coups les plus pendables et les plus répréhensibles … Il a été entre autres, mon précepteur en cette délicate discipline que constituent les gros mots et les insultes en langue arabe. Il les cultivait et faisait de véritables recherches pour en trouver de nouveaux, d’imaginatifs, d’inconnus, de riches et surtout, bien sûr, de tordant de rire…
Un jour qu’il nous accompagnait chez son papa pour subir l’épreuve de l’essayage de pantalons, il nous proposa de nous emmener visiter un endroit étrange, tout près, dit-il, à la condition que nous n’en dissions rien à personne, car ce que nous allions voir était du nanan dont il exigeait qu’on lui donnât des nouvelles. Le Puîné et moi nous consultâmes du regard et décidâmes que cela valait peut-être le coup de suivre le déluré cousin qui, s’il n’était certes pas méchant, faisait toujours des propositions pas piquées des hannetons. Le diable avait toujours des sorties assez étranges, et comme dit, souvent fortement épicées. Par la faute de ses facéties, nous nous étions retrouvés souvent en délicatesse avec l’autorité paternelle, mais à Casablanca, ville de toutes les extravagances, nous la craignions bien moins, cette autorité. Le temps passait, imperturbable et nous devions, par nous-mêmes, nous adapter au changement.
Là, l’année de mon récit, de disgracieux duvets commençaient à ourler nos lèvres supérieures ! Il était donc grand temps de commencer à désobéir, à sortir de notre cocon douillet, à voyager, à découvrir le monde, quoi, question de dire plus tard que nous étions passés devant la porte du prestigieux Coq d’Or de Salim Halali, qui était l’un des centres névralgiques de la dolce vitacasablancaise et symbolisait particulièrement bien ce monde d’orientalisme, de lendemain de guerre et de colonialisme.
Nous attendîmes que nos pères fussent bien occupés pour nous échapper avec le déluré cousin. Il nous expliqua rapidement qu’il empruntait un chemin ’’embrouillé’’ pour que personne ne s’aperçût de notre escapade vers … nous ne savions où. Nous revînmes rapidement en contrebas de la Rue duCommandant Provost et la descendîmes en direction de la mer. Nous dépassâmes le Coq d’Or sur notre droite et continuâmes à descendre la rue. Tout d’un coup, la configuration des lieux changea complètement. Finie l’étroitesse de la rue. Nous arrivâmes sur une placette dont le pourtour était garni de maisonnettes plutôt proprettes et accueillantes.
A la porte de certaines d’entre elles se tenaient des dames et souvent des jeunes-filles toutes souriantes, hélant les passants, comme pour les inviter à entrer chez elles pour prendre un verre de thé… Je croyais rêver. Certaines étaient vraiment belles tandis que d’autres faisaient peur avec leurs yeux maquillés à outrance et leurs dentitions auxquelles l’or et l’argent donnaient des airs monstrueux.
Certaines portaient les lourds habits traditionnels tandis que d’autres étaient court-vêtues, habillées souvent simplement de courtes nuisettes laissant ’’tout’’ voir de leurs formes et souvent aussi pieds-nus. Ou étions-nous donc ? Je n’allais pas tarder à le savoir …
Quelqu’un héla le cousin-cicérone : un ami de son père qui le saisit par la main et accéléra le pas, nous enjoignant de le suivre, comme s’il procédait à une évacuation d’urgence face à quelque danger. Deux ou trois rues plus loin, le monsieur ralentit, nous poussa vers l’une des tables d’un café plus que modeste, et après nous avoir commandé des Canada Dry multicolores, nous tint à peu près ce langage :
Il commença par demander à notre cousin des nouvelles de son papa avant de nous demander nos âges …:
- 13 ans et demi, dis-je fièrement
- 12 ans, répondirent le Puîné et le cousin.
- Bon, autant dire que vous êtes des hommes, dit-il en se raclant la gorge. Alors vous devez savoir certaines choses…
’’Le quartier ou vous étiez en train de vous promener sans vous apercevoir de rien – tu parles !- s’appelle Bousbir, c’est un ’’quartier réservé’’ comme disent les grandes personnes. C’est-à-dire qu’il est réservé, justement aux grands qui vont y chercher des femmes pour s’amuser avec elles … Enfin, vous m’avez compris, n’est-ce pas ?’’
Nous déglutîmes du plaisir d’être assez grands et au fait des choses de la vie pour comprendre ce puissant langage codé. Le monsieur poursuivit :
’’Ce quartier – qui, il est vrai, est en train de se résorber maintenant, a été créé par les autorités militaires du protectorat au Maroc… pour empêcher que les soldats français ne risquent d’attraper des maladies honteuses : ainsi regroupées, les ’’dames consentantes’’ pouvaient être contrôlées médicalement.
Nouveau sourire de plaisir des pieds nickelés qui avaient parfaitement compris que la circonlocution pudique ’’dames consentantes’’, empruntée à l’arabe, signifiait en fait des ’’putains’’, mot que le monsieur pensait sans doute trop cru pour nos délicates et juvéniles oreilles.
’’Ce nom de Bousbir vient du prénom du propriétaire du terrain ou il a été érigé, un certain Prosper Ferrieu, président du conseil d’administration du journal des Français du Maroc, La Vigie Marocaine, et qui occupa plusieurs postes dans les services de l’administration française. Le glissement de la prononciation de Prosper en arabe marocain donna Bousbir…
La police coloniale y envoyait systématiquement toutes les femmes et les filles qui se livraient à la prostitution par racolage à travers la ville et ses environs, ce qui faisait beaucoup de monde.
’’Véritable bordel à ciel ouvert, Bousbir comptera, sur 24 000 m², de 600 à 900 prostituées qui, y vivant comme en prison, sont astreintes aux visites médicales régulières, peuvent commencer dès l’âge de 12 ans et finir usées à 25.
’’Cité prostitutionnelle, cité carcérale, Bousbir, qui sera le modèle des quartiers réservés au Maroc et ailleurs au Maghreb, s’illustrait par sa règlementation administrative, par son contrôle individuel et sanitaire, et, surtout, par le travail d’abattage des prostituées « indigènes », qui pouvait subir jusqu’à 70 rapports sexuels journaliers – un « taylorisme sexuel » selon Christelle Taraud, auteur de « La prostitution coloniale. Algérie, Tunisie, Maroc (1830-1962) »–.’’ (voir supra)
Note de mo’ : lire de cette historienne, à cette adresse : http://clio.revues.org/582#article-582 le texte intégral d’un intéressant article paru dans la revue Clio, intitulé : ’’Jouer avec la marginalité : le cas des filles soumises « indigènes » du quartier réservé de Casablanca dans les années 1920-1950’’
Par le truchement de ce vieux souvenir somme toute inoffensif et plutôt amusant, je veux avouer que j’ai souventefois réfléchi à l’attraction qu’exerce cet Orient de pacotille créé par l’Occident et qui a fait le plus grand mal audit Orient.
- Mais, osai-je dire, ce n’est pas bien, la prostitution étant interdite, comment une autorité peut-elle autoriser quelque chose que la loi interdit ?
- Tu as raison, mais pour l’administration coloniale, c’était une publicité fabuleuse pour le recrutement que cette perspective pour les jeunes français de l’époque de se retrouver ayant à leur disposition les chairs ’’bon marché’’ et toutes jeunes de ces femmes orientales que la chanteuse Damia craignait tant car, s’inquiétait-elle, elles étaient ’’expertes dans l’art d’amour’’…
Le bordel, c’est la soupape de sécurité des soldats auxquels on demande de commettre des horreurs qu’on leur a appris à éviter durant toute leur éducation. Mais les hommes sont déraisonnables, mes enfants et l’on vous ordonne de respecter un chien sous peine d’aller en prison, on met en œuvre les ’’moyens de l’état’’ pour libérer un petit chat imprudent qui s’est avancé sur une gouttière, mais il n’est guère répréhensible de prendre son plaisir d’une petite fille de 12 ans, à peine pubère, puisqu’elle est d’une A.O.C. différente !
- Mais, intervins-je à nouveau, pourquoi ces femmes acceptaient-elles si elles ne consentaient pas ?
- Crois-tu qu’elles aient réellement eu le choix ? Sais-tu que parmi elles il y avait des mamans qui faisaient cela pour quelques centimes pour acheter du lait ou un médicament ?
- Mais… c’est dégueulasse !
- Je ne te le fais pas dire ! Mais il y a bien pire, fiston : C’est que parmi elles, il y avait des fillettes qui, happées dès l’éveil de leur conscience et de leur corps par cette pieuvre infâme qu’est la prostitution, ne savaient même pas qu’elles pouvaient être autre chose dans la vie qu’objet de plaisir et c’est là l’horreur absolu : lorsque l’espoir est confisqué et que s’installe le dés-espoir !
Mon déluré cousin et mon Puîné de frérot baillaient à se décrocher les mâchoires, mais moi, le grand, je comprenais et j’étais passionné par le dit du monsieur, fabuleux pédagogue et sociologue de fortune.
Je commençais à coller les bribes éparses des raisons de mon trouble identitaire, moi, si proche de tous les hommes et si plein de haine envers tous ceux qui ne veulent pas comprendre et pour lesquels la fraternité humaine est un danger de mort.
Dire que j’étais venu là pour peupler de rêves érotiques l’écran noir de mes nuits blanches … Au lieu de cela, une rencontre de hasard me faisait comprendre que la moitié de mon âme avait été déconsidérée pour l’avilir avec une précision démoniaque : La ruelle de la Fassia – femme originaire de Fez, la ruelle de la Doukkalia – femme originaire des Doukkalas, centre du Pays, la ruelle de la Chaouia – femme originaire de Casablanca, Settat, Benslimane… femmes, filles, sœurs, épouses et mies des miens, classées avec raffinement selon leur A.O.C. pour le seul bon plaisir de barbares venus du Nord… pour le but clairement avoué de dévaloriser les miens jusques et y compris à leurs propres yeux.
C’est donc très jeune que j’ai compris l’horreur de l’infâme prostitution et les incalculables dommages qu’elle cause dans une société.
Les images parlent souvent bien plus que les mots :
J’ai envie – réflexe d’instituteur – d’agrandir ce cliché et de le suspendre au tableau de ma classe imaginaire, puis d’inviter mes élèves à en commenter le sujet, la mise en scène, la signification et la signifiance.
Cela constituerait assurément une salutaire thérapie pour beaucoup …
mo’
Publicités
2 commentaires
Hé l’ami après la P……. respectueuse nous voici dans le quartier réservé 
Cela dit c’est intéressant de connaître la vérité sur ce passé « colonial » dont, nous les colonisateurs, n’avons pas à être fiers.
Vive la liberté…
Cela dit c’est intéressant de connaître la vérité sur ce passé « colonial » dont, nous les colonisateurs, n’avons pas à être fiers.
Vive la liberté…
http://www.rumeursdabidjan.net/actualites/cote-d-ivoire/item/1891-abidjan-marcory-chez-souad-lieu-de-predilection-de-prostituees-arabes-leur-prix-pour-une-passe
Abidjan - Marcory, Chez Souad : Lieu de prédilection de prostituées arabes (Leur prix pour une passe)
Abidjan - Marcory, Chez Souad : Lieu de prédilection de prostituées arabes (Leur prix pour une passe)
- Ecrit par EB
- Publié dans Côte d'Ivoire
Une odeur de cacao, chaude et douce, flotte dans les rues de la Zone 4 de la commune de Marcory, à Abidjan. Christian, le gardien de nuit burkinabé « le plus ancien et le plus respecté » du quartier, interrompt son jeu de cartes. Un 4×4 aux vitres fumées attend à l’angle de la rue Paul-Langevin et d’une ruelle sans nom. « Le Maroc, c’est par là, patron ! » lance le gardien de 55 ans au conducteur, comme s’il existait un découpage géographique de la prostitution. Comme si, dans ces deux rues qu’il protège depuis trente ans, se cachait un petit morceau du territoire marocain, impénétrable ou presque, dont les plaisirs ne sont réservés qu’à une poignée de privilégiés. « Aux Arabes », précise Christian.
Abidjan underground
Abidjan underground
Le conducteur, un Libanais de 38 ans, est accueilli devant un mystérieux cabaret sans enseigne, planqué entre les deux rues. Il salue un homme vêtu de l’uniforme des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) puis traverse la « frontière ». Bienvenue chez Souad, le bordel oriental le plus populaire d’Abidjan. Ou plutôt, « marhaba » (« bienvenue », en arabe). Ici, on ne parle français que pour commander un verre aux serveurs, les seuls Noirs autorisés. L’ambiance est feutrée, la musique assourdissante. Ce samedi soir, un chanteur syrien – une star dans son pays avant la révolution, selon la rumeur – interprète un mélange de musique orientale et de dabkeh libanais. Une bande de filles se déhanche lascivement sur la piste, d’autres fument un narguilé près du bar.
De 80 000 à 100 000 francs CFA la passe
Elles sont là, les prostituées marocaines d’Abidjan. Perchées sur leurs talons aiguilles, en minijupe ou en robe transparente, les sourcils tracés au crayon noir et le visage couvert de talc pour rehausser cette blancheur si recherchée. Tous les ingrédients sont réunis pour séduire des clients fortunés, libanais, mais aussi saoudiens, émirati, ou maghrébins. Ces « escort de luxe », comme elles aiment à se décrire, ont entre 22 et 30 ans, la plupart originaires de Casablanca et ses banlieues, et pratiquent les tarifs les plus élevés de la métropole. De 80 000 à 100 000 francs CFA la passe (entre 120 et 150 euros). « Si tu préfères les Ghanéennes ou les Nigérianes, va à Yopougon ! » ont-elles coutume de répondre à un prétendant trop regardant. En dialecte libanais ou en arabe du Golfe, elles s’adaptent.
« Si tu préfères les Ghanéennes ou les Nigérianes, va à Yopougon ! »
Les transactions passent par Souad, la cinquantaine, patronne des lieux et maquerelle en chef. Elle fixe les prix, trouve les clients. Comme tous les soirs, cette femme de poigne passe la première partie de soirée à L’Oriental, un restaurant marocain qu’elle possède également, non loin de là, et géré par son frère cadet, « Monsieur Mohammed » alias « Simou ». Ce même endroit organise les repas de rupture du jeûne pour la communauté musulmane pendant le mois de Ramadan.
L’affaire de famille est née il y a près de vingt ans. Originaire de Marrakech, Souad y a tenu pendant plusieurs années un bar qui servait de lieu de rencontre entre prostituées et clients. « Au Maroc, la prostitution est généralement autonome, analyse l’anthropologue Mériam Cheikh, chercheuse à l’université d’Edimbourg. Il n’y a pas de réseaux de maquereaux mais ce qu’on appelle desqouada, des intermédiaires qui mettent à disposition des lieux d’exercice ou un carnet d’adresses mais ne gèrent pas les filles. » A la fin des années 1990, après la fermeture forcée de son bar pour des raisons restées obscures, Souad rejoint une nouvelle catégorie de proxénètes. « Une fois passée la frontière marocaine, une logique de réseau se met en place, poursuit l’anthropologue. Un système presque mafieux puisqu’on recrute et on organise le déplacement de ces filles et leur vie sur place. »
Alors que ses concurrents se dirigent vers le Golfe, Souad décide de s’installer à Abidjan. Les Libanais d’Afrique de l’Ouest, issus de plusieurs vagues d’émigration, sont à l’affût de prostituées « blanches », de préférence arabophones. En Côte d’Ivoire, ils sont 60 000 selon l’ambassade, soit la plus grosse communauté libanaise en Afrique. Chez Souad ouvre ses portes en 1997, le succès est immédiat. En 2001, la maquerelle fait appel à son frère pour gérer L’Oriental, tout juste inauguré. Jusqu’à présent, ni le restaurant ni le cabaret n’ont été inquiétés par les autorités.
« On m’a confisqué mon passeport »
La Côte d’Ivoire offre un cadre idyllique pour la prostitution marocaine. La loi ivoirienne condamne le proxénétisme et le racolage, pas la prostitution. Et la coopération économique entre les deux pays a facilité les déplacements. La compagnie aérienne marocaine opère au moins un vol direct par jour depuis Casablanca, tandis que les Marocains peuvent séjourner trois mois en Côte d’Ivoire sans visa. « Quand il y a des mouvements économiques entre deux pays, ça entraîne forcément des mouvements migratoires. Les banques et les entrepreneurs s’installent, les prostituées aussi. C’est un élément intrinsèque de l’immigration », indique, à Paris, la psychologue Hinde Maghnouji, auteure d’une étude sur la prostitution marocaine. C’est ainsi que Souad fait venir ses Marocaines depuis vingt ans.
« Je suis venue ici trois mois, pour me faire de l’argent et aider mon père atteint d’un cancer »
Ce samedi soir, dans le cabaret, elles sont une douzaine à « traquer une proie », comme on dit ici. Tout juste arrivée, Zineb a encore du mal à se frayer un chemin. « J’exerçais aux Emirats, mais je me suis fait expulser du territoire. De retour au Maroc, on m’a parlé de Souad. Alors je suis venue ici trois mois, pour me faire de l’argent et aider mon père atteint d’un cancer », raconte la Marocaine de 26 ans. Souad a avancé son billet d’avion, qu’elle retiendra sur sa paye, et passé le même accord qu’avec les autres filles : 50 % sur la totalité des gains. « Je dois aussi payer un loyer », explique Zineb en levant les yeux au ciel.
Là-haut, justement, c’est là qu’elles vivent. Dans des dortoirs aménagés à l’étage du cabaret. « Quand je suis arrivée, Souad m’a confisqué mon passeport. Depuis, je n’ai le droit de sortir d’ici qu’une fois par jour, pour aller dans le café à chicha d’en face ou pour faire un jogging autour du pâté de maisons, histoire de garder la ligne. » Zineb doit tenir encore deux mois et demi. Mais la concurrence est rude : « Les filles sautent sur tous les clients. Souvent, elles en arrivent aux mains. » En face, un groupe de jeunes Libanais titubants s’apprête à quitter les lieux en compagnie de deux Marocaines. « On entend parler de ces bordels depuis qu’on est petits », confient Ali et Hassan, 26 et 23 ans, deux frères nés à Abidjan et originaires d’un village chiite dans le sud du Liban.
Si Souad reste une icône du monde de la nuit, la maquerelle n’est pas seule sur le marché. D’autres bars de la Zone 4, souvent gérés par des femmes, sont spécialisés dans le trafic de prostituées marocaines, mais aussi algériennes et tunisiennes. Au Taboo Club, rue du 7-Décembre, on croise également des clients ivoiriens ou des expatriés. Là-bas, une autre catégorie de prostituées s’est imposée : les Marocaines « free-lance », bêtes noires des proxénètes d’Abidjan.
Le sommaire de notre série « Abidjan underground »Plongée dans les bas-fonds d’Abidjan, où prospèrent trafiquants de drogues et de médicaments, maqueraux et prostituées.
Le conducteur, un Libanais de 38 ans, est accueilli devant un mystérieux cabaret sans enseigne, planqué entre les deux rues. Il salue un homme vêtu de l’uniforme des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) puis traverse la « frontière ». Bienvenue chez Souad, le bordel oriental le plus populaire d’Abidjan. Ou plutôt, « marhaba » (« bienvenue », en arabe). Ici, on ne parle français que pour commander un verre aux serveurs, les seuls Noirs autorisés. L’ambiance est feutrée, la musique assourdissante. Ce samedi soir, un chanteur syrien – une star dans son pays avant la révolution, selon la rumeur – interprète un mélange de musique orientale et de dabkeh libanais. Une bande de filles se déhanche lascivement sur la piste, d’autres fument un narguilé près du bar.
De 80 000 à 100 000 francs CFA la passe
Elles sont là, les prostituées marocaines d’Abidjan. Perchées sur leurs talons aiguilles, en minijupe ou en robe transparente, les sourcils tracés au crayon noir et le visage couvert de talc pour rehausser cette blancheur si recherchée. Tous les ingrédients sont réunis pour séduire des clients fortunés, libanais, mais aussi saoudiens, émirati, ou maghrébins. Ces « escort de luxe », comme elles aiment à se décrire, ont entre 22 et 30 ans, la plupart originaires de Casablanca et ses banlieues, et pratiquent les tarifs les plus élevés de la métropole. De 80 000 à 100 000 francs CFA la passe (entre 120 et 150 euros). « Si tu préfères les Ghanéennes ou les Nigérianes, va à Yopougon ! » ont-elles coutume de répondre à un prétendant trop regardant. En dialecte libanais ou en arabe du Golfe, elles s’adaptent.
« Si tu préfères les Ghanéennes ou les Nigérianes, va à Yopougon ! »
Les transactions passent par Souad, la cinquantaine, patronne des lieux et maquerelle en chef. Elle fixe les prix, trouve les clients. Comme tous les soirs, cette femme de poigne passe la première partie de soirée à L’Oriental, un restaurant marocain qu’elle possède également, non loin de là, et géré par son frère cadet, « Monsieur Mohammed » alias « Simou ». Ce même endroit organise les repas de rupture du jeûne pour la communauté musulmane pendant le mois de Ramadan.
L’affaire de famille est née il y a près de vingt ans. Originaire de Marrakech, Souad y a tenu pendant plusieurs années un bar qui servait de lieu de rencontre entre prostituées et clients. « Au Maroc, la prostitution est généralement autonome, analyse l’anthropologue Mériam Cheikh, chercheuse à l’université d’Edimbourg. Il n’y a pas de réseaux de maquereaux mais ce qu’on appelle desqouada, des intermédiaires qui mettent à disposition des lieux d’exercice ou un carnet d’adresses mais ne gèrent pas les filles. » A la fin des années 1990, après la fermeture forcée de son bar pour des raisons restées obscures, Souad rejoint une nouvelle catégorie de proxénètes. « Une fois passée la frontière marocaine, une logique de réseau se met en place, poursuit l’anthropologue. Un système presque mafieux puisqu’on recrute et on organise le déplacement de ces filles et leur vie sur place. »
Alors que ses concurrents se dirigent vers le Golfe, Souad décide de s’installer à Abidjan. Les Libanais d’Afrique de l’Ouest, issus de plusieurs vagues d’émigration, sont à l’affût de prostituées « blanches », de préférence arabophones. En Côte d’Ivoire, ils sont 60 000 selon l’ambassade, soit la plus grosse communauté libanaise en Afrique. Chez Souad ouvre ses portes en 1997, le succès est immédiat. En 2001, la maquerelle fait appel à son frère pour gérer L’Oriental, tout juste inauguré. Jusqu’à présent, ni le restaurant ni le cabaret n’ont été inquiétés par les autorités.
« On m’a confisqué mon passeport »
La Côte d’Ivoire offre un cadre idyllique pour la prostitution marocaine. La loi ivoirienne condamne le proxénétisme et le racolage, pas la prostitution. Et la coopération économique entre les deux pays a facilité les déplacements. La compagnie aérienne marocaine opère au moins un vol direct par jour depuis Casablanca, tandis que les Marocains peuvent séjourner trois mois en Côte d’Ivoire sans visa. « Quand il y a des mouvements économiques entre deux pays, ça entraîne forcément des mouvements migratoires. Les banques et les entrepreneurs s’installent, les prostituées aussi. C’est un élément intrinsèque de l’immigration », indique, à Paris, la psychologue Hinde Maghnouji, auteure d’une étude sur la prostitution marocaine. C’est ainsi que Souad fait venir ses Marocaines depuis vingt ans.
« Je suis venue ici trois mois, pour me faire de l’argent et aider mon père atteint d’un cancer »
Ce samedi soir, dans le cabaret, elles sont une douzaine à « traquer une proie », comme on dit ici. Tout juste arrivée, Zineb a encore du mal à se frayer un chemin. « J’exerçais aux Emirats, mais je me suis fait expulser du territoire. De retour au Maroc, on m’a parlé de Souad. Alors je suis venue ici trois mois, pour me faire de l’argent et aider mon père atteint d’un cancer », raconte la Marocaine de 26 ans. Souad a avancé son billet d’avion, qu’elle retiendra sur sa paye, et passé le même accord qu’avec les autres filles : 50 % sur la totalité des gains. « Je dois aussi payer un loyer », explique Zineb en levant les yeux au ciel.
Là-haut, justement, c’est là qu’elles vivent. Dans des dortoirs aménagés à l’étage du cabaret. « Quand je suis arrivée, Souad m’a confisqué mon passeport. Depuis, je n’ai le droit de sortir d’ici qu’une fois par jour, pour aller dans le café à chicha d’en face ou pour faire un jogging autour du pâté de maisons, histoire de garder la ligne. » Zineb doit tenir encore deux mois et demi. Mais la concurrence est rude : « Les filles sautent sur tous les clients. Souvent, elles en arrivent aux mains. » En face, un groupe de jeunes Libanais titubants s’apprête à quitter les lieux en compagnie de deux Marocaines. « On entend parler de ces bordels depuis qu’on est petits », confient Ali et Hassan, 26 et 23 ans, deux frères nés à Abidjan et originaires d’un village chiite dans le sud du Liban.
Si Souad reste une icône du monde de la nuit, la maquerelle n’est pas seule sur le marché. D’autres bars de la Zone 4, souvent gérés par des femmes, sont spécialisés dans le trafic de prostituées marocaines, mais aussi algériennes et tunisiennes. Au Taboo Club, rue du 7-Décembre, on croise également des clients ivoiriens ou des expatriés. Là-bas, une autre catégorie de prostituées s’est imposée : les Marocaines « free-lance », bêtes noires des proxénètes d’Abidjan.
Le sommaire de notre série « Abidjan underground »Plongée dans les bas-fonds d’Abidjan, où prospèrent trafiquants de drogues et de médicaments, maqueraux et prostituées.
Le Monde
https://www.pinterest.fr/pin/470133648581507399/
L’argument des meilleurs conditions de sécurité ou d’hygiène me parait biaisé : il compare les plus misérables des femmes maintenues dans des conditions déplorables avec les luxueux bordels. Institutionnaliser la prostitution ne ferait à mon avis qu’établir officiellement sans la changer la situation qui existe déjà : des réseaux fonctionnant avec un minimum de sécurité et d’hygiène, d’autres n’étant qu’un esclavage pur et simple.
Comment un état qui se veut démocratique pourrait-il soutenir officiellement l’exploitation du corps et de la vie d’êtres humains dans ce qu’ils ont de plus intime vendus à la jouissance de quelques autres et généralement toujours les mêmes ? -il y aurait parité si l’on pouvait trouver autant de prostitués que de prostituées mais surtout autant de clients que de clientes.